Agression

1 - Dispositif d’urgence

En exemple, la note ministérielle (en ligne sur notre site) du 8 novembre 2012 devrait être réactualisée. Cette note précise le dispositif d’intervention et de suivi en santé et sécurité au travail des agents victimes d’un attentat, d’une agression ou de tout autre événement grave (suicide ou tentative suicide). Sous la responsabilité du chef de service, il s’agit immédiatement :

  • d’organiser les premiers secours en appelant le Samu ou le centre 15 ;
  • d’informer les services de « ressources humaines » et l’équipe pluridisciplinaire de prévention, c’est à dire le médecin de prévention, l’assistant de service social et l’inspecteur santé et sécurité au travail ;
  • d’alerter les administrations centrales et le CHSCT compétent.

Les agents doivent recevoir une information des services des «  ressources humaines  » sur la procédure de déclaration d’accident de travail ou service et la protection juridique à laquelle ils ont droit.

A savoir : le Code du travail fait obligation à l’employeur d’organiser dans son entreprise les soins d’urgence à donner aux salariés accidentés et aux malades. La conduite à tenir en cas d’urgence doit être rédigée et consignée dans un document porté à la connaissance du personnel et facilement accessible.

Ce document est également tenu à la disposition de l’inspecteur du travail : article R. 4224-16 du Code du Travail. Suite aux récents attentats, la CGT a dénoncé le « tout-sécuritaire », rappelé la pleine compétence des CHSCT locaux en matière de prévention et exigé l’attribution de moyens humains et financiers pour l’action médico-sociale.

2 - Travail isolé

L’obligation de sécurité de moyens renforcés de l’employeur consiste à évaluer les risques de ces situations précises et à prendre des mesures de prévention  : des mesures organisationnelles, de protection collective et individuelle, mais aussi de formation et d’information des travailleurs appropriées aux problèmes spécifiques liés à l’isolement. Un dispositif d’alarme et d’information, émetteur et récepteur, doit être mis à disposition des salariés concernés. Actuellement à l’étude pour les enquêtrices et enquêteurs de l’Insee, il devrait être généralisé à tout le ministère.

3 - Accueil du public

Les statistiques ministérielles de la période 2012 à 2014 font ressortir un faible nombre de déclarations d’agressions en accident du travail mais une gravité importante en nombre de jours d’arrêts de travail. Les agressions n’entraînant pas de déclaration d’accident du travail font peser des risques sur la santé des agents en raison de leur caractère répété ou de leur gravité.

Au niveau ministériel et pour l’ensemble de ces risques sur 2013-2014, le pourcentage de lignes cotées A et B est de 33 %. La cotation A désigne un risque intolérable à réduire ou supprimer nécessitant une action urgente, la B un risque substantiel à réduire ou supprimer nécessitant la programmation d’une action.