Mobilités ultra-marines
Temps de lecture 4 min. | Mise à jour le 17 octobre 2026.
Sommaire
- Cadre commun
- Tableau Interne de Mutation pour l’Outre-Mer
- Postes à profil
- La Guyane
- Cas particulier des Collectivités d’Outre-Mer
1 - Cadre commun
Les mobilités vers les territoires ultramarins sont prononcées dans le cadre des Lignes Directrices de Gestion relatives à la mobilité. Voir la partie sur les mobilités.
Ces mobilités sont traitées « tous postes » et prononcées sans précision de résidence, hormis pour la Guyane. Le chef de circonscription décide de l’affectation des agents au sein de la résidence.
Dans les lignes directrices de gestion mobilité, les agents originaires des territoires ultramarins qui justifient du centre de leurs intérêts matériels et moraux (Cf chapitre sur le CIMM) bénéficient de la priorité légale. Cette disposition n’est valable qu’à l’occasion d’une seule mobilité vers le DOM ou COM d’origine, sauf si l’agent change de grade. Pour rappel, la priorité légale permet de bénéficier d’une mobilité plus rapidement qu’un collègue qui n’en bénéficie pas et correspond à 220 points de bonification.
Les résidences de Mayotte, Saint-George (Guyane), BSAM du Lamentin (Martinique) et Saint Laurent (Guyane) permettent à l’agent y qui est en poste de bénéficier d’une priorité subsidiaire. Un agent qui en bénéficie aura la priorité lors d’une mutation par rapport à un collègue qui n’en bénéficie pas mais passera automatiquement derrière un collègue qui dispose d’une priorité légale. Cette bonification est de 210 points, elle est attribuée au titre de la très faible attractivité de ces territoires.
Les agents bénéficiant de congés bonifiés l’année de leur mutation ne sont affectés qu’à l’issue du congé bonifié. De plus, un agent doit séjourner au moins deux ans en métropole entre deux affectations outre-mer, sauf pour un agent qui souhaite rejoindre son territoire d’origine ou dans le cadre d’un rapprochement de conjoint. Dans l’intérêt du service, il peut être dérogé à cette disposition.
2 - Tableau Interne de Mutation pour l’Outre-Mer. (TIM)
Instauré en 2025, le Tableau Interne de Mutation (TIM) est un dispositif conçu pour fluidifier la mobilité géographique au sein des directions régionales (DR) ultramarines, indépendamment du cadre national.
1. Objectif et fonctionnement général
Le TIM permet aux agents déjà affectés sur zone de postuler sur des postes vacants locaux via un processus dédié. Il couvre les mouvements intra-branches (au sein d’une même branche) et les changements inter-branches.
Périmètre : Le dispositif concerne les postes généralistes et spécialistes.
Exclusion : Les postes à profil demeurent exclus du circuit TIM et suivent des processus de sélection distincts.
Harmonisation : Pour garantir l’équité, le classement des candidats au sein des TIM s’appuie sur le barème LDG de droit commun.
2. Territoires concernés et particularités locales
Le dispositif a fait l’objet d’une extension et d’une modernisation pour mieux répondre aux spécificités de chaque territoire Martinique, Guadeloupe, La Réunion : Application du TIM pour les changements de résidence au sein de la DR.
Guyane, Nouvelle-Calédonie : Conservation de la bonification de points à la résidence lors d’mutation interne.
Mayotte : Application du TIM. Extension de la conservation de la bonification de points à la résidence pour les mutations internes.
Contrainte médicale :
Contrôle médical d’aptitude (Guyane et Mayotte).
Préalablement à toute affectation en Guyane ou à Mayotte, les agents doivent impérativement passer une visite médicale obligatoire auprès d’un médecin généraliste agréé ainsi que d’un médecin phtisiologue ou pneumologue agréé, attestant l’absence de contre-indication médicale.
3. Évolutions majeures pour 2026
Conservation des acquis : Une avancée majeure de 2026 permet aux agents effectuant une mutation interne au sein de leur DR de conserver leur bonification de points à la résidence. Cette mesure, appliquée en Guyane, est désormais étendue à la Nouvelle-Calédonie et à Mayotte pour éviter toute déperdition de droits.
Cohérence nationale : Bien que les tableaux soient gérés en interne au niveau des directions régionales, le dispositif 2026 maintient une cohérence nécessaire avec le cadre national, tout en offrant une souplesse accrue aux agents en poste.
3 – Postes à profil
Certaines résidences nécessitent de demander une mobilité au titre des postes à profil. On y trouve tous les postes à Saint-Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna, en Polynésie Française, à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie (Cf chapitre sur les mobilités sur postes à profil) .
4 - La Guyane
Les candidats qui obtiennent une mobilité vers ce département sont soumis à un examen médical auprès d’un médecin agréé qui se prononce sur l’aptitude à exercer les fonctions sous le climat tropical. En outre, ils sont soumis à un examen auprès d’un spécialiste en tuberculose pulmonaire. Les avis de ces deux médecins sont communiqués par la direction interrégionale de départ au bureau RH et sont nécessaires au CSRH pour établir l’arrêté de mobilité.
5 - Cas particulier des Collectivités d’Outre-Mer
Les mobilités sont prononcées en fonction du type d’emploi vacant à pourvoir et du profil des agents inscrits, sur la base des besoins communiqués par les directeurs et chefs de services compétents.