Mobilités ultra-marines
Temps de lecture 3 min. | Mise à jour le 2 juillet 2026.
Sommaire
1 - Cadre commun
Les mobilités vers les territoires ultramarins sont prononcées dans le cadre des Lignes Directrices de Gestion relatives à la mobilité. Voir la page sur les mobilités pour avoir plus d’informations sur les mobilités.
Ces mobilités sont traitées « tous postes » et prononcées sans précision de résidence, hormis pour la Guyane. Le chef de circonscription décide de l’affectation des agents au sein de la résidence.
Dans les lignes directrices de gestion mobilité, les agents originaires des territoires ultramarins qui justifient du centre de leurs intérêts matériels et moraux (Cf chapitre sur le CIMM) bénéficient de la priorité légale. Cette disposition n’est valable qu’à l’occasion d’une seule mobilité vers le DOM ou COM d’origine, sauf si l’agent change de grade. Pour rappel, la priorité légale permet de bénéficier d’une mobilité plus rapidement qu’un collègue qui n’en bénéficie pas et correspond à 220 points de bonification.
Les résidences de Mayotte, Saint-George (Guyane), BSAM du Lamentin (Martinique) et Saint Laurent (Guyane) permettent à l’agent y qui est en poste de bénéficier d’une priorité subsidiaire. Un agent qui en bénéficie aura la priorité lors d’une mutation par rapport à un collègue qui n’en bénéficie pas mais passera automatiquement derrière un collègue qui dispose d’une priorité légale. Cette bonification est de 210 points, elle est attribuée au titre de la très faible attractivité de ces territoires.
Les agents bénéficiant de congés bonifiés l’année de leur mutation ne sont affectés qu’à l’issue du congé bonifié. De plus, un agent doit séjourner au moins deux ans en métropole entre deux affectations outre-mer, sauf pour un agent qui souhaite rejoindre son territoire d’origine ou dans le cadre d’un rapprochement de conjoint. Dans l’intérêt du service, il peut être dérogé à cette disposition.
Attention, les dispositions suivantes n’entreront en vigueur qu’à compter de début 2026 pour une affection au 1er septembre 2026.
Les agents en activité en Martinique, en Guadeloupe ou à la Réunion - ou en position statutaire au départ de ces départements – peuvent désormais s’inscrire à un tableau de mutations interne à leur direction d’affectation. Ce tableau propose les postes offerts dans les deux branches, au tableau des résidences généralistes et spécialistes national hors postes à profil, et permet l’affectation prioritaire des collègues sur leur département.
Il existe deux campagnes internes par an : elles ont lieu juste avant les campagnes de mobilité nationales, mais avec une affectation aux mêmes dates.
Ces campagnes respectent les règles habituelles de mobilité des LDG (utilisation de l’application Mutations, application des priorités légales et subsidiaires, etc).
2 – Postes à profil
Certaines résidences nécessitent de demander une mobilité au titre des postes à profil. On y trouve tous les postes à Saint-Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna, en Polynésie Française, à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie (Cf chapitre sur les mobilités sur postes à profil) .
3 - La Guyane
Les candidats qui obtiennent une mobilité vers ce département sont soumis à un examen médical auprès d’un médecin agréé qui se prononce sur l’aptitude à exercer les fonctions sous le climat tropical. En outre, ils sont soumis à un examen auprès d’un spécialiste en tuberculose pulmonaire. Les avis de ces deux médecins sont communiqués par la direction interrégionale de départ au bureau RH et sont nécessaires au CSRH pour établir l’arrêté de mobilité.
4 - Cas particulier des Collectivités d’Outre-Mer
Les mobilités sont prononcées en fonction du type d’emploi vacant à pourvoir et du profil des agents inscrits, sur la base des besoins communiqués par les directeurs et chefs de services compétents.